Réforme des concours d'enseignement Lettres & Sciences humaines |
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URGENT (3 novembre 08) : L'avis d'AutonomeSup sur les nouveaux concours de recrutement des 1er & 2nd degré |
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(Mise à jour le 07-11-08) : Liste chronologique des motions >> LIRE (fichier PDF) |
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13 octobre 2008 : L'avis de la Fédération sur la réforme des concours de l'enseignement -- Jean Louis Charlet, Président d'Autonomesup |
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Observations sur les nouveaux concours du secondaire par Jean-Louis Charlet 1) Au moins pour le concours du secondaire, les coefficients sont inacceptables (40% seulement pour la formation disciplinaire ; elle devrait atteindre au minimum 50% : égalité entre admissibilité et admission ou ajout à l’oral d’une troisième épreuve, disciplinaire, chacune des cinq épreuves valant 20%) et il est scandaleux que le document du Ministère affirme que le niveau du CAPES sera celui de la licence, ce qui revient à dire officiellement qu’un master, théoriquement universitaire, sera au niveau de la licence. On marche sur la tête ! Quelle image pour l’université française dans le monde ? De plus, inclure l’épistémologie et l’histoire de la discipline dans une épreuve écrite au lieu de les placer à l’oral, là où elles auraient tout leur sens, en relation avec la pratique pédagogique, revient à dénaturer l’une des deux épreuves disciplinaires, au moins pour le concours du second degré. Dans les faits, la formation disciplinaire (un professeur d’anglais doit d’abord connaître la langue, la littérature et la civilisation anglaises, même si l’histoire de l’enseignement de cette langue peut lui être utile !) risque de ne représenter que 30 % du concours. Veut-on des animateurs de classes ou de vrais professeurs compétents ? Une observation de détail : pourquoi ne pas maintenir à l’écrit une épreuve de 6 heures pour les dissertations ? C’est le seul moyen d’avoir de vraies dissertations et de pouvoir, dans d’autres disciplines, combiner des questions différentes. 2) La troisième épreuve d’oral proposée pourrait, pour les CAPES de langues, être une épreuve dans la langue considérée, sinon on se couvrira de ridicule dans le monde en recevant des professeurs de langue sans épreuve orale de cette langue ! Pour les CAPES de lettres, ce pourrait être une explication littéraire, épreuve fondamentale pour l’enseignement des lettres et chaque discipline pourrait élargir le champ des épreuves académiques. 3) En ce qui concerne la langue vivante, l’attestation certifiant la maîtrise d’une langue vivante devrait être obligatoire pour tous les concours de l’enseignement (et pour tous les masters comme c’est généralement le cas dans les écoles supérieures)… et délivrée par une instance indépendante. 4) La réforme proposée aura de très lourdes conséquences sur les masters : 5) Une grosse interrogation financière : les professeurs des écoles et les certifiés passant à bac + 5 (pour employer le jargon moderne), quel sera leur salaire ? Sera-t-il revalorisé en conséquence ? Quelle sera la réaction des « anciens » professeurs des écoles et des certifiés devant leur déclassement par rapport à leurs nouveaux collègues ? Quelles différences statutaires et financières pourront-elles être maintenues entre les agrégés et les certifiés ? La sagesse aurait commandé, comme nous l’avions proposé, de placer le concours du CAPES pendant la seconde année de master et d’exiger le titre de master pour s’inscrire en préparation à l’agrégation (on aurait maintenu un vrai master recherche et justifié la différence de statut entre certifié à bac + 5 et agrégé à bac + 6). Mais, sur ce point comme sur tant d’autres, malgré une concertation active (et diligente au moins de la part de la Fédération Autonomesup), nous n’avons rien obtenu. Aix, le 13 octobre 2008 Jean-Louis Charlet |
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Avis d'autres syndicats (accès réservé aux adhérents) >> LIRE |
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La réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés Conseils des ministres 2-07-2008 |
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Dernière mise à jour : 29-nov-08