Réforme des concours d'enseignement

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URGENT (3 novembre 08) : L'avis d'AutonomeSup sur les nouveaux concours de recrutement des 1er & 2nd degré
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(Mise à jour le 07-11-08) : Liste chronologique des motions >> LIRE (fichier PDF)

CIRCULAIRE DGES SUR LA "MASTÉRISATION DES CONCOURS" (21 octobre 08)

Une circulaire de la DGES datée du 17/10/8 et adressée aux présidents de toutes les universités donne toutes les informations utiles pour le "renouvellement" des maquettes de Master qui doivent désormais, et ce avant le 31 décembre 2008, faire une place à la préparation aux concours de recrutement.

Pour la lire, cliquez sur le lien ci-dessous (fichier pdf).


 
13 octobre 2008 : L'avis de la Fédération sur la réforme des concours de l'enseignement -- Jean Louis Charlet, Président d'Autonomesup
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Observations sur les nouveaux concours du secondaire

par Jean-Louis Charlet
Président d’Autonomesup (FNSAESR-CSEN)

1) Au moins pour le concours du secondaire, les coefficients sont inacceptables (40% seulement pour la formation disciplinaire ; elle devrait atteindre au minimum 50% : égalité entre admissibilité et admission ou ajout à l’oral d’une troisième épreuve, disciplinaire, chacune des cinq épreuves valant 20%) et il est scandaleux que le document du Ministère affirme que le niveau du CAPES sera celui de la licence, ce qui revient à dire officiellement qu’un master, théoriquement universitaire, sera au niveau de la licence. On marche sur la tête ! Quelle image pour l’université française dans le monde ? De plus, inclure l’épistémologie et l’histoire de la discipline dans une épreuve écrite au lieu de les placer à l’oral, là où elles auraient tout leur sens, en relation avec la pratique pédagogique, revient à dénaturer l’une des deux épreuves disciplinaires, au moins pour le concours du second degré. Dans les faits, la formation disciplinaire (un professeur d’anglais doit d’abord connaître la langue, la littérature et la civilisation anglaises, même si l’histoire de l’enseignement de cette langue peut lui être utile !)  risque de ne représenter que 30 % du concours. Veut-on des animateurs de classes ou de vrais professeurs compétents ? Une observation de détail : pourquoi ne pas maintenir à l’écrit une épreuve de 6 heures pour les dissertations ? C’est le seul moyen d’avoir de vraies dissertations et de pouvoir, dans d’autres disciplines, combiner des questions différentes.

2) La troisième épreuve d’oral proposée pourrait, pour les CAPES de langues, être une épreuve dans la langue considérée, sinon on se couvrira de ridicule dans le monde en recevant des professeurs de langue sans épreuve orale de cette langue ! Pour les CAPES de lettres, ce pourrait être une explication littéraire, épreuve fondamentale pour l’enseignement des lettres et chaque discipline pourrait élargir le champ des épreuves académiques.

3) En ce qui concerne la langue vivante, l’attestation certifiant la maîtrise d’une langue vivante devrait être obligatoire pour tous les concours de l’enseignement (et pour tous les masters comme c’est généralement le cas dans les écoles supérieures)… et délivrée par une instance indépendante.

4) La réforme proposée aura de très lourdes conséquences sur les masters :
- impossibilité de maintenir une sélection entre les deux années de masters, ce qui assurait la qualité du recrutement des postulants aux anciens DESS et DEA et ce qui, théoriquement, est maintenu dans les actuels masters ;
- paradoxalement, l’initiation à la recherche pourra être beaucoup plus sérieuse pour les étudiants préparant le CAPES que pour les étudiants préparant l’agrégation (normalement les meilleurs) : à l’actuel programme de chaque agrégation (très lourd), on ajoute une épreuve nouvelle (l’entretien sur le système scolaire) et on réoriente une des épreuves orales actuelles dans le sens de la première épreuve orale du nouveau concours du CAPES. Les agrégatifs devront donc assimiler toute la préparation spécifique à l’oral du CAPES en sus du très lourd programme d’agrégation. Où trouveront-ils le temps nécessaire à une initiation sérieuse à la recherche ? Dans le meilleur des cas, si on redistribue habilement la préparation à l’agrégation sur deux ans, on pourra maintenir une initiation à la recherche analogue à celle des anciennes maîtrises de lettres et sciences humaines et le master enseignement pour les futurs agrégés sera l’équivalent de l’ancienne maîtrise + la préparation au concours… mais le master 2, substitué au DEA, n’existera plus et, au moment de l’inscription en doctorat, il manquera une année capitale d’initiation intensive à la recherche. Nous approuvons le maintien de l’agrégation du secondaire ; mais nous sommes scandalisés de la suppression de facto de véritables masters de recherche dans bien des disciplines. Avec l’application de plus en plus rigoureuse de la durée de 3 ans pour la thèse, quelles thèses obtiendra-t-on en lettres et sciences humaines (problèmes de la bibliographie multilingue et cumulative… et du mûrissement de la réflexion qui allongent la durée des thèses) ?

5) Une grosse interrogation financière : les professeurs des écoles et les certifiés passant à bac + 5 (pour employer le jargon moderne), quel sera leur salaire ? Sera-t-il revalorisé en conséquence ? Quelle sera la réaction des « anciens » professeurs des écoles et des certifiés devant leur déclassement par rapport à leurs nouveaux collègues ? Quelles différences statutaires et financières pourront-elles être maintenues entre les agrégés et les certifiés ? La sagesse aurait commandé, comme nous l’avions proposé, de placer le concours du CAPES pendant la seconde année de master et d’exiger le titre de master pour s’inscrire en préparation à l’agrégation (on aurait maintenu un vrai master recherche et justifié la différence de statut entre certifié à bac + 5 et agrégé à bac + 6). Mais, sur ce point comme sur tant d’autres, malgré une concertation active (et diligente au moins de la part de la Fédération Autonomesup), nous n’avons rien obtenu.

Aix, le 13 octobre 2008

Jean-Louis Charlet
Président d’Autonomesup (FNSAESR-CSEN)
charlet@mmsh.univ-aix.fr

 
Avis d'autres syndicats (accès réservé aux adhérents) >> LIRE
 
30 septembre 2008

CHARTE RELATIVE AUX PRINCIPES DIRECTEURS DE LA REFORME DU RECRUTEMENT ET DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS

La mastérisation : les principes — Le lien avec la licence — Les concours — L'articulation parcours / concours — Structure et contenus des masters — Bourses — La formation continue des enseignants et la VAE
 

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés

Conseils des ministres  2-07-2008 
Le ministre de l’éducation nationale et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ont présenté une communication relative à la réforme du recrutement et de la formation des enseignants des premier et second degrés.
Les enseignants devront justifier de l’obtention d’un diplôme de master pour pouvoir être recrutés à titre définitif à l’issue des nouveaux concours de recrutement. Tout étudiant inscrit en deuxième année de master ou ayant déjà validé celui-ci pourra donc se présenter aux nouveaux concours de recrutement.
Le principe de concours nationaux est réaffirmé pour le recrutement des enseignants. La distinction entre le CAPES et l’agrégation est maintenue. Les nouveaux concours comprendront trois types d’épreuves destinées à évaluer « la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif ».
Pour préparer les étudiants à leur futur métier, les universités proposeront des parcours de master qui devront comporter une prise de contact progressive et cohérente avec les métiers de l’enseignement. Elle pourra commencer au cours des études de licence et comprendre des stages d’observation et de pratique accompagnée en école, en collège et en lycée.
Dès leur première année d’exercice, les lauréats des nouveaux concours seront mis en situation d’enseignement à temps plein avec l’aide et le soutien de professeurs expérimentés. Des actions de formation spécifiques leur seront offertes en dehors du temps scolaire. A l’issue de cette année, le professeur fonctionnaire stagiaire pourra être titularisé après avoir été inspecté.
Cette réforme, qui entrera en vigueur pour une première session de concours en 2010, s’accompagnera d’une revalorisation des débuts de carrière des enseignants.

 
Note d’information pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement
(Source : Universités de Nancy-Metz)
 
 
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Dernière mise à jour : 29-nov-08